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Points de mire – Our Focus

Égalité des deux langues à la Ville d’Ottawa (26 février 2017)  English follows below

Pardonnez-moi, Ottawa. Je suis vraiment désolé. Je ne peux pas me joindre à vos célébrations du 150e anniversaire de la Confédération. L’hypocrisie les assombrit trop pour moi.

Et je regrette aussi de dénigrer vos efforts. Je sais qu’il y a beaucoup de monde qui travaille fort pour que ça réussisse.

Ma seule excuse est que le maire Jim Watson m’oblige à le faire. C’est lui qui refuse de reconnaître l’égalité des deux langues officielles dans la capitale du Canada. C’est-à-dire qu’il refuse de demander au gouvernement de l’Ontario de changer la Loi de la ville d’Ottawa pour rendre le français et l’anglais officiellement égaux. Si je trouve qu’il est hypocrite, c’est que le maire refuse de reconnaître une moitié de l’équation francophone-anglophone canadienne. Un pays bilingue mérite une capitale bilingue. C’est ce que prétendent 87 % des Canadiens, selon un sondage récent.

Peut-être que le maire Watson ne devrait pas être le seul à être blâmé. Après tout, le gouvernement de l’Ontario s’est assis sur ses mains depuis des années attendant qu’Ottawa lui demande d’agir dans son propre domaine de compétence. Et il y a le fédéral. On leur a demandé d’assumer les frais supplémentaires liés au bilinguisme pour sa capitale nationale. La réponse de Justin Trudeau – le fils de l’homme qui a rendu le pays officiellement bilingue – a été d’en faire une blague. Quelle honte !

Nous avons fait de notre mieux pour dire au maire Watson et à tout le monde que c’est une question qui est à la fois très significative pour Ottawa et le Canada tout en étant peu difficile. Je m’explique.

Une capitale bilingue servirait à renforcer la fidélité de tous les Canadiens, anglophones et francophones. Ce serait une indication de l’identité canadienne pour les étrangers. Et puis, ce serait un pas en avant pour démontrer aux Québécois et à tous les Canadiens que le fédéralisme est avant-gardiste.

Être une capitale avec deux langues officielles aiderait à rendre Ottawa une capitale globale pour attirer davantage de conférences, de tourisme et de commerce. Assurément, le maire Watson, comme ses homologues des autres grandes villes canadiennes, veut qu’Ottawa devienne de plus en plus globalement compétitive. Au lieu d’en coûter, ceci apportera de l’argent à Ottawa. Des études ont démontré que le bilinguisme agit comme incubateur pour le multiculturalisme et l’appréciation de la diversité – deux des valeurs qui marquent l’identité canadienne. Ils diront aussi aux gens du monde : venez nous visiter, venez faire des affaires ici, nous sommes accueillants.

Bien entendu, tout ceci n’arrivera pas automatiquement. Il faudra développer une « culture de bilinguisme ». Il faudra qu’on utilise les deux langues dans nos restaurants, commerces et institutions. Heureusement, plus de 70 % des étudiants des deux conseils scolaires anglophones d’Ottawa étudient déjà en français.

C’est pour ça qu’il ne sera pas très difficile de rendre Ottawa bilingue. Les gens sont déjà prêts. Ce ne sont pas les Ottaviens qui doivent absorber les coûts possibles. Il y aura davantage d’emplois en anglais et en français. Vous êtes d’accord? Alors, signez notre pétition disponible à www.bilingualcapital.ca.

Tout ce qu’il faut, ce sont des conseillers municipaux aussi courageux et avant-gardistes que leurs commettants et une résolution invitant l’Ontario à changer la loi de la Ville d’Ottawa pour confirmer son statut bilingue. Ensuite on se détend et on attend que la ville capitale en récolte les bénéfices.

L’auteur, John Elliot Trent, est membre de Dialogue Canada et du Centre d’études en gouvernance de l’Université d’Ottawa.

It’s 2017 – the city of Ottawa must become officially bilingual

I’m sorry Ottawa. I really am sorry, I cannot get excited about participating in your hypocritical celebration of Canada’s 150th anniversary.

And I am also sorry about raining on your parade. I know a lot of people are putting a lot of effort into making the 150th celebration a real success.

My only excuse is that Mayor Jim Watson made me do it. He is the one who refuses to recognize the equality of both official languages of Canada’s capital. That is, he refuses to ask Ontario to change the City of Ottawa Act to make French and English officially equal. He is responsible for me thinking it is hypocritical for Ottawa to pretend to be Canada’s capital city when he willingly ignores one-half of Canada’s French-English equation.

A bilingual country merits a bilingual capital. More than 85 per cent of Canadians agree.

Perhaps I should not blame Watson alone. After all, Ontario’s government has being sitting on its hands for years saying it is waiting for Ottawa to invite it to act in its own area of jurisdiction. Then there is the federal government. It was asked to confirm to Ottawa that it would cover any possible additional costs of official bilingualism in its capital city and all Justin Trudeau could do was to make jokes about it. And this is the son of the man who made Canada officially bilingual.

An officially bilingual capital would be a beacon to all Canadians, both English and French. It would be a signal to the world about Canada’s identity. And it would be a little step forward for Canadian federalism by demonstrating to Quebecers and all Canadians that our federal regime can always move ahead.

Being a capital with two languages would also help to make Ottawa a global capital and a magnet for world business, tourism and conferences. It would be a money-maker for Ottawa. Studies have shown that bilingualism is the incubator for acceptance of multiculturalism and diversity. These values mark Canada’s identity. But they also say to the world that the welcome mat is out. Come and visit us; do business with us.

Of course, it will not happen automatically. We will have to develop a culture of bilingualism. We will have to use the two languages. Our businesses and restaurants and institutions and the city itself will have to make greater efforts to use both English and French. Luckily, more than 70 per cent of students in Ottawa’s English-language school boards have taken the bull by the horns and are studying in French.

They are ready.

That is why making Ottawa officially bilingual is no big deal. The people are already there. Costs will not be on the backs of Ottawa’s citizens. There will be more jobs for both English and French. The only change will be that the city’s bilingualism policy will be protected from back-sliding by being ensconced in Ontario legislation.

All that is required is that Ottawa city councillors be as courageous and forward-looking as their constituents and pass a resolution inviting Ontario to change our municipal legislation to confirm Ottawa’s bilingual status. Then sit back and let our capital city reap the benefits. If you agree, sign the petition at www.bilingualcapital.ca

John Trent is a member of Dialogue Canada and a Fellow of the Centre on Governance of the University of Ottawa.

 

Assemblée générale annuelle de Dialogue Canada

nussbaum2L’Assemblée générale annuelle (AGA) 2014 de Dialogue Canada a eu lieu le 27 novembre 2014 au Restaurant Robbie’s du boul. St-Laurent à Ottawa. Cette réunion ouverte au public coïncidait avec un dîner-conférence oú l’auditoire a eu l’occasion d’entendre Mathieu Fleury, conseiller du quartier Rideau-Vanier (photo ci-dessous), et Tobi Nussbaum, nouvellement élu dans Rideau-Rockcliffe (photo ci-contre), s’exprimer sur le thème “Ottawa officiellement bilingue pour 2017 – Ottawa officially bilingual for 2017”. .

fleury2During their lunch hour presentation, Mathieu Fleury (right-hand side) and Tobi Nussbaum (top left), both elected to city council in the recent municipal elections, shared their perspective on the current Ottawa bilingualism policy and the possibility of acheiving official bilingual status in time for the 2017 anniversary of Confederation.

Several non members were in attendance and took part in a lively discussion.

 

Succès de la réunion annuelle 2013 de Dialogue Canada

  • uottawa_167Exceptionally, Dialogue Canada’s Annual General Meeting (AGM) took place on January 30, 2014. Despite the two-month delay it was a resounding success. No less than 48 participants (members, curious on-lookers and guests) showed up at Robbie’s Restaurant on St-Laurent Boulevard in Ottawa. Click here to check out the minutes of the meeting.
  • L’Assemblée générale annuelle (AGA) 2013 de Dialogue Canada a eu lieu le 30 janvier 2014 au Restaurant Robbie’s du boul. St-Laurent à Ottawa. Pour l’occasion, non moins de 48 personnes (membres, invités et curieux) s’étaient rassemblées dans un local à peine suffisant pour accommoder l’affluence. Cliquer ici pour consulter le compte-rendu de la réunion.
  • Si la réunion annuelle de DC a suscité tant d’intérêt, c’est en grande partie en raison de la conférence donnée par Pierre Foucher, constitutionnaliste et professeur titulaire à l’Université d’Ottawa, à propos de la possibilité de conférer à Ottawa le statut de capitale bilingue. Professor Foucher’s remarks touched on the hurdles, past and present, standing in the way of achieving a bilingual status for the capital as well as potential strategies our group may choose to employ under the circumstances.

Pierre Gingras, spécialiste des projets hydroélectriques, fascine son auditoire

pgingrasLe 30 mai 2013, Dialogue Canada a eu le privilège de recevoir Monsieur F. Pierre Gingras en tant que conférencier. Et quelle conférence il nous a livrée! Ce spécialiste en génie industriel et auteur reconnu nous a convaincu de la possibilité de réaliser un réseau national hydroélectrique (voir détails dans la Bibliothèque, colonne de gauche)

Mr. F. Pierre Gingras was the guest speaker at the May 30, 2013 meeting of Dialogue Canada. With charm and eloquence, Mr. Gingras presented his vision of a Pan-Canadian Power Grid of 735 000 kV lines to provide clean durable and economical energy to Canadians from coast to coast. The full text of his presentation can be found in the Library on this Web site (see left column)..